Formation en réalité virtuelle, comment calculer l’empreinte carbone ?
Formation en réalité virtuelle, comment calculer l'empreinte carbone?
Vous le savez maintenant 😉, la formation immersive #VR #XR offre de nombreux avantages en termes d'apprentissage, d'impact et d'engagement de la part des apprenants. Cependant, quel est son impact environnemental, en particulier par rapport à la formation traditionnelle ?
On nous a posé la question dernièrement concernant l'empreinte carbone de la formation immersive, avec des masques VR et l'ajout d'un avatar connecté à l'IA, et même si RSE, et conscience environnementale sont des critères primordiaux chez VRAI et que nous sommes conscients qu'il est essentiel d'évaluer l'impact de nos activités sur le climat, en toute transparence, en dehors de quelques arguments concernant le transport et déplacements des apprenants et formateurs, nous sommes malgré tout assez novices sur ce sujet.
Pour commencer, l'empreinte carbone c'est quoi ?
Définition de l'empreinte carbone : l'empreinte carbone est une mesure de la quantité de gaz à effet de serre émis par une activité humaine, exprimée en équivalent CO2.
Importance de la réduction de l'empreinte carbone : la réduction de l'empreinte carbone est un enjeu majeur de la lutte contre le changement climatique, qui nécessite une action collective et individuelle.
Comment calcule-t-on l'empreinte carbone ?
Calcul de l'empreinte carbone de la formation traditionnelle : pour calculer l'empreinte carbone de votre formation traditionnelle, vous pouvez utiliser des outils en ligne tels que le calculateur de l'ADEME ou le calculateur de Carbone 4. Il vous "suffit" de renseigner les données relatives à votre formation (nombre de participants, distance de déplacement, consommation énergétique, etc.) pour obtenir une estimation de son empreinte carbone.
Pour la formation en VR, on utilise les mêmes outils, en prenant en compte les spécificités de la VR (consommation énergétique des casques, des ordinateurs et des serveurs, etc.).
Quels sont les facteurs clés de l'empreinte carbone en formation VR ?
L'empreinte carbone d'une formation en réalité virtuelle dépend de plusieurs facteurs combinés. La consommation énergétique des casques VR et des serveurs alimentant les avatars IA est le premier levier. Les déplacements des apprenants et formateurs constituent souvent le poste le plus lourd dans la formation traditionnelle : la VR permet de les supprimer presque entièrement. La production et le recyclage du matériel (casques, batteries, ordinateurs) génèrent une empreinte initiale, mais celle-ci est compensée dès les premiers mois d'utilisation selon une étude de l'UCLA (~17 kg CO2eq par casque). La dématérialisation des supports pédagogiques supprime les coûts d'impression. Enfin, la réduction du temps de formation grâce à l'immersive learning diminue mécaniquement la consommation énergétique globale. L'ADEME rappelle que le numérique représente 4 % des émissions mondiales, mais qu'il permet aussi de décarboner d'autres secteurs.
Consommation d'énergie : La consommation d'énergie est un facteur clé dans l'évaluation de l'empreinte carbone d'une formation. Une session de formation "traditionnelle" implique généralement l'utilisation d'équipements tels que des ordinateurs de bureau, des projecteurs et des systèmes d'éclairage, contribuant ainsi à une consommation électrique significative.
En comparaison, une session utilisant un casque VR et une IA peut nécessiter moins d'énergie, car elle repose principalement sur des dispositifs alimentés par batterie (mais on sait que la fabrication et le recyclage de batterie, c'est à double tranchant…)
Coûts de déplacement : Avec la formation en VR, les participants n'ont pas toujours besoin de se déplacer physiquement vers un lieu de formation. Cela peut entraîner des économies significatives en termes de frais de déplacement, tels que les billets d'avion, les frais d'hébergement et les dépenses liées aux repas.
Coûts d'équipement et de matériel : Selon le contexte, la VR peut souvent être mise en œuvre avec un équipement relativement abordable, tel qu'un casque VR et des contrôleurs, par rapport à l'achat d'équipements traditionnels plus coûteux comme des simulateurs ou des maquettes physiques.
Économie de ressources matérielles : La formation en VR permet de réduire ou d'éliminer le besoin de matériaux physiques tels que des manuels, des documents imprimés, des équipements audiovisuels et d'autres supports de formation. Cela peut entraîner des économies sur les coûts de production, d'impression et de distribution de ces supports.
Selon une étude de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), la production d'un casque de réalité virtuelle génère environ 17 kg d'équivalent CO2, soit l'équivalent d'un trajet en voiture de 100 km. Cependant, cette empreinte carbone peut être compensée en quelques mois d'utilisation, grâce aux économies d'énergie et de déplacements réalisées.
Temps de formation : La formation en VR peut souvent être plus efficace et plus rapide que la formation traditionnelle, car elle permet aux apprenants de progresser à leur propre rythme, de répéter des exercices et des scénarios autant de fois que nécessaire, et d'accéder facilement à des ressources d'apprentissage complémentaires. Cela peut se traduire par des économies de temps pour les formateurs et les apprenants.
Flexibilité et extensibilité : Une fois qu'une plateforme de formation en VR est mise en place, elle peut être facilement étendue pour accueillir un plus grand nombre d'apprenants sans nécessiter de ressources supplémentaires importantes. Cela permet de réaliser des économies d'échelle à mesure que le nombre d'apprenants augmente.
Transport : Un autre facteur à prendre en compte est le transport des participants à la session de formation. Les déplacements individuels en voiture ou en transports en commun peuvent contribuer de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre. Dans le cas d'une session de formation traditionnelle, les déplacements sont inévitables, tandis que dans le cas d'une session VR, les participants peuvent se connecter depuis n'importe où, réduisant ainsi les émissions liées au transport.
Gestion des déchets
La gestion des déchets est également un aspect important de l'empreinte carbone. Une session de formation traditionnelle génère souvent des déchets tels que des documents imprimés et des équipements électroniques obsolètes, nécessitant une élimination appropriée. En revanche, une session utilisant un casque VR et une IA peut réduire la production de déchets en optant pour des supports de formation numériques et en prolongeant la durée de vie des équipements électroniques.
Concernant l'utilisation de nos avatars qui sont connectés à l'IA, voici ce que l'on peut ajouter dans le calcul:
La consommation énergétique de l'équipement informatique nécessaire pour faire fonctionner l'avatar et l'IA (serveurs, ordinateurs, etc.)
La consommation énergétique des réseaux de communication utilisés pour connecter l'avatar et l'IA (Internet, réseaux mobiles, etc.)
Les émissions de CO2 liées à la production et au transport de l'équipement informatique et des réseaux de communication
Les émissions de CO2 liées à la production et au transport des matériaux nécessaires à la fabrication de l'équipement informatique et des réseaux de communication
Selon les études disponibles, la formation immersive en VR a généralement une empreinte carbone inférieure à celle de la formation traditionnelle, en raison notamment de la réduction des déplacements et de la dématérialisation des supports pédagogiques. Cependant, cette différence peut varier en fonction des contextes et des pratiques. une étude de PwC, précise que la formation immersive en VR permet de réduire les émissions de CO2 liées aux déplacements des apprenants de 98 % en moyenne, par rapport à une formation traditionnelle en présentiel.
Selon une étude de l'ADEME, le numérique représente environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit autant que le secteur de l'aviation civile. Cependant, le numérique peut aussi contribuer à réduire les émissions de CO2 dans d'autres secteurs, en permettant par exemple la dématérialisation des supports pédagogiques ou la réduction des déplacements.
Les limites de la comparaison ? Il est important de noter que la comparaison de l'empreinte carbone de la formation traditionnelle et de la formation immersive en VR est complexe, car elle dépend de nombreux facteurs (nombre de participants, distance de déplacement, durée de la formation, etc.). De plus, l'empreinte carbone n'est pas le seul critère à prendre en compte pour évaluer l'impact environnemental d'une formation.
Toute suggestion / échange sont les bienvenus !

Quels exemples concrets montrent que la formation VR réduit l'empreinte carbone ?
Plusieurs grandes entreprises françaises ont déjà mesuré l'impact environnemental positif de leur passage à la formation en réalité virtuelle. La SNCF a formé ses conducteurs à la conduite écoresponsable via la VR, réduisant la consommation d'énergie de 10 % et les émissions de CO2 de 8 % sur les lignes concernées. CMA CGM a déployé la VR pour la formation à la manipulation des conteneurs, enregistrant une baisse de 4 % des émissions CO2 sur les navires concernés grâce à la suppression des déplacements d'équipages. Orange a utilisé la formation immersive pour entraîner ses conseillers clientèle à la gestion des conflits, améliorant la satisfaction client et réduisant le turnover. Ces cas illustrent que la VR n'est pas seulement un outil pédagogique : c'est aussi un levier RSE concret, mesurable, et directement intégrable dans les bilans carbone des entreprises.
La SNCF a développé une formation immersive en VR pour former ses conducteurs de train à la conduite écoresponsable. Grâce à cette formation, les conducteurs apprennent à optimiser leur consommation d'énergie et à réduire leurs émissions de CO2, tout en améliorant leur confort et leur sécurité. Cette formation a permis à la SNCF de réduire sa consommation d'énergie de 10 % et ses émissions de CO2 de 8 % sur les lignes concernées.
L'entreprise de transport maritime CMA CGM a mis en place une formation immersive en VR pour former ses équipages à la manipulation des conteneurs. Grâce à cette formation, les équipages apprennent à optimiser le chargement et le déchargement des conteneurs, tout en réduisant les risques d'accidents et les émissions de CO2 liées aux déplacements. Cette formation a permis à CMA CGM de réduire ses émissions de CO2 de 4 % sur les navires concernés.
L'entreprise de télécommunications Orange a développé une formation immersive en VR pour former ses conseillers clientèle à la gestion des situations difficiles. Grâce à cette formation, les conseillers sont plongés dans des situations réalistes de conflit avec des clients mécontents, et doivent apprendre à gérer leur stress, à écouter activement les clients, et à proposer des solutions adaptées à leurs besoins. Cette formation a permis à Orange d'améliorer la satisfaction de ses clients et de réduire le turnover de ses conseillers clientèle.

Questions fréquentes
La formation en réalité virtuelle est-elle vraiment plus écologique que la formation présentielle ?
Dans la grande majorité des cas, oui. Le poste le plus émetteur dans une formation présentielle est le transport des participants et formateurs, qui peut représenter jusqu'à 80 % de l'empreinte carbone totale d'un dispositif. La formation en VR permet de supprimer ces déplacements ou de les réduire très significativement. Une étude de PwC estime cette réduction à 98 % des émissions liées aux déplacements. La production d'un casque VR génère environ 17 kg CO2eq (UCLA), mais cette empreinte initiale est amortie en quelques mois d'utilisation intensive. La dématérialisation des supports pédagogiques — plus de manuels imprimés, de photocopies, de mallettes pédagogiques — constitue un gain supplémentaire. En revanche, la consommation énergétique des serveurs hébergeant les environnements VR et les avatars IA doit être comptabilisée et idéalement couverte par des énergies renouvelables pour maximiser le bénéfice environnemental.
Comment mesurer concrètement l'empreinte carbone d'une formation VR ?
Pour calculer l'empreinte carbone d'une formation en réalité virtuelle, il faut additionner plusieurs postes : la consommation électrique des casques VR (en watts·heures par session), la consommation des serveurs et infrastructures cloud hébergeant les contenus et avatars IA, les émissions liées à la fabrication et à la fin de vie du matériel (analyse du cycle de vie), et les éventuels déplacements résiduels. Des outils comme le calculateur de l'ADEME ou Carbone 4 permettent d'obtenir une estimation en renseignant ces paramètres. Il est recommandé de comparer systématiquement avec le scénario de référence (formation présentielle équivalente) pour objectiver le gain. L'utilisation d'un hébergeur cloud certifié ISO 14001 ou alimenté en énergie renouvelable améliore significativement le bilan. La transparence sur la méthode de calcul est indispensable pour crédibiliser la démarche RSE auprès des parties prenantes.
Quelle est l'empreinte carbone d'un avatar IA utilisé en formation immersive ?
Un avatar connecté à l'IA mobilise plusieurs ressources énergivores : les serveurs d'inférence du modèle de langage, les réseaux de communication (Internet, 5G), et les équipements informatiques côté apprenant. La consommation varie selon la taille du modèle IA utilisé et la fréquence des interactions. À ce jour, peu d'études sectorielles ont quantifié précisément ce poste pour la formation immersive. Ce que l'on sait : une requête à un grand modèle de langage consomme en moyenne entre 0,001 et 0,01 kWh selon sa complexité, soit une fraction de ce que génère un trajet en voiture de quelques kilomètres. Pour limiter l'impact, VRAI Learning privilégie des architectures optimisées et des hébergeurs à faible intensité carbone. Ce poste doit néanmoins être intégré dans tout bilan carbone sérieux d'un dispositif de formation immersive avec IA.
La formation VR s'intègre-t-elle dans une démarche RSE d'entreprise ?
Oui, et de plus en plus d'entreprises l'inscrivent explicitement dans leur stratégie RSE. La réduction mesurable des déplacements constitue un argument carbone direct, chiffrable et auditables dans un bilan GES (Grenelle II, CSRD). La dématérialisation des supports réduit les achats de consommables. La formation immersive peut aussi servir à sensibiliser les collaborateurs aux enjeux environnementaux eux-mêmes, créant un double bénéfice RSE. Des certifications comme ISO 14001 ou des labels comme Numérique Responsable (NR) peuvent accompagner la démarche. Pour les entreprises soumises à reporting extra-financier obligatoire (CSRD depuis 2024), intégrer la formation VR dans le scope 3 (déplacements professionnels) peut contribuer à atteindre les objectifs de réduction. VRAI Learning accompagne ses clients dans cette documentation et peut fournir des données de consommation pour faciliter l'intégration dans les bilans carbone.
Co-fondatrice VRAI Learning (2023) · CMO
Co-fondatrice de VRAI Learning, spécialiste de la formation immersive VR et des avatars IA conversationnels.
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